PDV LEEN
On rigolait. Personnellement, je ne lui pardonnais pas trop. Mais je ne veux pas pourrir l'ambiance, moi et mes principes d'insociable. Il s'arreta de rire. Pris l'aire pensif et regarda la porte. Je me tournais pour voir ce qu'il se passait. Au pas de la porte, se tenait un jeune homme, d'environ dix-huit ans, les cheveux brun mi-long ondulés. Tom posa sa guitare, se leva et alla serrer la main du jeune homme.
Lui: Alors Tom, tu ne me présentes pas?!
Tom: Georg, je te présente Leen.
Georg: Salut.
Moi: Salut. C'est toi qui fait partie du groupe avec Gustav, je crois?
Tom: Oui c'est lui. Bon, on descend?
Georg: J'étais venu te chercher pour ça. Mais tu étais en bonne compagnie alors...
Tom: Que veux tu...On a pas tous la chance d'être parfait.Ils se mirent tous les deux à rigoler. Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle à faire son vantard mais bon...Je suivis Tom et le denommé Georg. On alla dans le garage. Des instruments y étaient disposés, ainsi qu'un canapé. Je m'y laissais tomber, sachant pertinament qu'ils allaient me dire de m'assseoir.
Bill: Ah Leen...-
il dit ça d'un ton soulagé-
Moi: Pourquoi t'as pris ce ton soulagé?!
Tom: Il a peut-être cru que je te tuerais ou je ne sais quoi...
Moi: De nous deux, celui qui se feraient tuer, c'est toi.
Georg: Elle a du caractére votre copine.
Tom: Un peu trop à mon gout...J'éclatais de rire. Mon fou-rire finit, je remarquais un garçon blond, assis derrière la batterie, attendant le bon-vouloir de ses amis. J'en conclus que c'était Gustav. Je lui souris, il me rendis son sourire puis haussa les épaules. Les trois autres papotaient de leur vie. Tranquille quoi.
Moi: Vous voulez peut-être du thé et des biscuits?! Vous comptez devenir célèbre en racontant vos vies? Le seul pro ici, c'est Gustav !Ils s'arretèrent net et se mirent à leur place. Gustav me fit un sourire de remerciement. Tom entama les premiers accords, suivi de Georg, de Gustav puis la voix de Bill se fit entendre. C'était l'une des premiéres musiques que j'entendais vraiment. Je souriais, tellement j'étais transportée. C'était bizarre cette sensation. Ils jouérent plusieurs chansons. Quand ce fut fini, ils se laissèrent tomber à mes côtés.
Gustav: C'était comment?!
Moi: Vous allez me prendre pour une inculte, mais vous êtes le seul groupe de musique que j'entends.
Bill: -
sous le choc-
Tu...tu...rigoles?!
Tom: -
il met sa tête dans ses mains-
J'en reviens pas...
Georg: -
il secoue sa tête de haut en bas-
On va te faire de l'éducation musicale.
Moi: Si vous voulez. En attendant, je vais rentrer.
Gustav: Déjà?!
Moi: Oui, il est quand même -
je regarde ma montre-
13h26. Je vais voir Nelly. Vous avez qu'à passer chez moi en fin d'aprém'.
Bill: Ok.
Moi: Bon, j'y vais. A cet aprém'.Je sors de leur maison, en prenant soin de ne pas oublier mes affaires. En entrant chez moi, Nelly a la tête dans les mains, assise dans la cuisine. Elle n'a pas remarqué que j'étais rentrée.
Moi: Je suis là.
Nelly: -
elle relève subitement la tête et essuie des larmes-
C'était bien?!
Moi: -
sur un ton sec-
Pourquoi tu pleures?!
Nelly: Je ne pleure pas...
Moi: Dis moi !
Nelly: Assis toi avant. Je m'assis, obéissant à son ordre. Elle prend mes mains et les serre fort. J'ai peur de ce qu'elle va me dire.
Nelly: Leen, il faut que je parte en Ecosse. Je ne sais pas pour combien de temps. Tu devras rester seule, si il y a quoi que ce soit, tu vas chez Simone.
Moi: Qu'est-ce qu'il se passe?! Nelly dis-moi. Elle ne répond pas et baisse la tête. Je l'entend renifler. Je me léve violemment de ma chaise. Je ne supporte pas être dans l'ignorance, surtout que je sais que ça me concerne. Elle pose ses yeux sur les miens et soupire.
Nelly: Leen, desfois c'est mieux de ne rien savoir...
Moi: -
m'énervant-
Dis le moi ! C'est Declan et Jake?! Répond moi !
Nelly: -
elle respire-
Oui...Je sens mon coeur battre à mille à l'heure. Les larmes coulent et sans m'en rendre compte je m'assois par-terre. Je n'en reviens pas. Qu'a-t'il pu arriver à Jake?! Celui qui m'a tout appris, à faire la part des choses, à me défendre, à cacher mes sentiments, à devenir forte, à ne faire confiance qu'à soi-même. Et à Declan, le seul et l'unique en qui j'ai réellement confiance, la seule personne que j'ai aimé, qui m'a fait découvrir ce qu'est l'amour, qui maintenant est comme un frére. Nelly vient se mettre à ma hauteur, elle caresse tut doucement mon visage, séchant mes larmes.
Nelly: Ils te cherchaient, ils ont trouvés Jake et Declan à la place. Ils sont tous les deux à l'hopital, Ils ne sont pas dans un bon état...-
elle s'arrête, et elle éclate en sanglot-
Moi: Nelly, ne t'en fait pas... C'est pour ça que vous vouliez m'envoyer ici?!
Nelly: Oui...pour ta securité.
Moi: Ils peuvent mourir?!
Nelly: Non...il sont dans le coma. J'ai besoin d'être à leurs côtés. Je l'aime, j'aime Jake.Je la prend dans mes bras. Nelly a renoncé à Jake pour moi. Rien que d'y penser, j'en frissonne. Je promet que ces "ils" vont payer.
Moi: Tu pars quand?!
Nelly: Ce soir. Je ne veux pas que tu vienne à l'aeroport avec moi. Tu resteras avec tes amis.
Moi: Mais...
Nelly: J'ai promis de veiller sur toi...Sur ces mots, elle me prend dans ses bras. On laisse échapper toute deux des larmes de tristesse et de bonheur, oui de bonheur pour tous ce que l'on s'apporte jours aprés jours. Elle a promis à mon pére qu'elle me protegerait, elle le fait même si elle doit quitter l'homme qu'elle aime. C'est à ce moment là que je me rend compte, tous les sacrifices que l'on fait pour moi, toutes les personnes qui se mettent en danger pour me proteger.
PDV GUSTAV
On marche dans la rue pour aller chez Leen. En quelques heures, elle a prit de la place dans mon coeur, amicalement bien sûr. J'ai envie de la connaître, même si il me semble la connaître, tellement Bill et Tom m'en parle. Le trajet fut silencieux. On arrive devant chez elle. Une voiture est garée devant, le coffre ouvert. On s'en approche et on y découvre Leen assis sur le rebord du coffre, une femme déposant ses valises à l'interieur. Leen nous remarqua et essuie ses larmes d'un revers de main.
Leen: Ah...c'est vous...
Tom: Tu vas où Nelly?!
Nelly: Affaire de famille...
Moi: Bonjour, je suis Gustav.
Nelly: Bonjour et toi -
s'adressant à Georg-
?
Georg: Georg.
Leen: Je vais chercher l'autre valise...
Nelly: D'accord...-
Leen part-
Les garçons, j'aimerais que vous preniez soin d'elle.
Bill: T'en fais pas, on s'en occupe.
Nelly: Ne cherchez pas à savoir ce qu'elle a. Ca va la rendre invivable, elle se confiera d'elle même, en fin ça ne se fera pas tout de suite.
Tom: -
il rigole-
On a vu.Leen revient, le silence s'installe. Elle dépose la valise puis se tourne vers Nelly.
Leen: Nelly, tu pourras lui lire ça -elle lui tend une lettre-
. Tu leur fais de gros bisous et tu leur dis que je les aimes.
Nelly: Oui. Je sais pas quand je rentre, alors prend soin de toi. Elles se serrèrent dans les bras. Nelly ferma le coffre. Je passais mon bras sur l'épaule de Leen, elle posa sa tête sur mon épaule et on regarda partir Nelly.
PDV LEEN
Je restais plantée là, la tête sur l'épaule de Gustav, à regarder la voiture s'eloigner. Une boule s'était formé dans mon ventre. J'avais peur, pour elle, pour eux.
On était assis par terre, mangeant des pizzas. Ils rigolaient tous. Sauf moi, mon esprit trop occupé à penser à eux. Toutes les personnes importantes pour moi, elles sont loin, beaucoup trop loin. Je fixais un point inexistant de cette terre. Le silence s'installa, je detournais mon regard vers eux, ils sont là, même si je ne suis pas là.
Bill: Ca va s'arranger.
Moi: Il faut que je m'en persuade...
Georg: Sois en sûre.
Moi: Merci. Merci d'être là, même si je vous dis rien, le fait que vous restez pour me tenir compagnie, ça me remonte le moral.
Gustav: On est genial.Ils se mirent à rire. Un faible sourire s'afficha sur mon visage. C'est vrai, ils sont génials.
PDV BILL
Maintenant un mois que Nelly est partie. Leen devient de plus en plus éracible. Elle part au quart de tour à la moindre remarque. C'est vraiment difficile de la supporter mais on le fait, elle en a besoin et au fond on ferait tous pareil. Imaginez moi, sans nouvelle de mon frére pendant un mois...J'aurais déjà mis fin à mes jours, je crois. Nous étions en physique, sur des tables de quatre, Leen était à côtés d'Andréas, Tom en face d'elle et moi en face d'Andréas. C'est le seul, avec Gustav qui sait la ménager. Tom arretait pas de parler. Il racontait sa vie, comme il le fait tous le temps, mais là, c'était dix fois pire. Andréas écoutait à moitier, moi j'étais perdu dans mon exercice et Leen n'arretait pas de tapoter son stylo sur la table. Elle avait les nerfs qui montaient, ça se voyait. Je me replongeais dans cet exercice, trop compliqué pour moi, lorsque Leen jeta violemment son stylo qui passa à ras de Tom. Il s'arreta de parler, Andréas la regardait anxieux de la suite et moi, et bien j'admirais la scéne.
Tom: Pourquoi t'as lancé ton stylo?
Leen: -
sur un ton sarcastique-
Oups...Il a glissé.
Tom: C'est bon, t'as faillie me tuer.
Leen: Pauv' Chou, on doit te plaindre...
Tom: Bah oui !
Leen: C'est plutôt nous qui devons nous plaindre !
Tom: -
incrédule-
Pourquoi?!
Leen: -
elle s'enerva-
On t'as jamais appris à fermer ton clapet ! C'est comme ta braguette, tu sais pas le fermer?!
Le prof: -
il arrivait vers nous-
On te dérange pas Leen?!
Leen: Non !
Le prof: Comment ça non?!
Tom: C'est de ma faute...
Le prof: Eh bien, retenue pour ce soir, vu que vous finissez à 16h.Je baladais mon regard, sur Leen puis sur Tom. Ce qu'elle lui avait dit lui avait fait mal, je le sens et je le vois. Il se plongea dans ses exercices, elle fit de même. Andréas et moi nous regardons, on tira une grimace puis nous nous replongeâmes à nos exercices.
PDV TOM
La retenue, rien de plus ennuyant. Leen ne m'adressait plus la parole et moi non plus. Ces propos m'avaient touchés. Pourtant, si c'était une autre fille, je n'aurais rien dit. Elle avait peut-être raison. C'est étrange, mais tous ce qu'elle dit, me touche. C'est l'une des rares personne à savoir me remettre à ma place.
L'heure de retenue se finit. Leen et moi sortimes de l'établissement. Le trajet se fit dans un silence totale. Elle devait se demander pourquoi je la raccompagnais. On arriva chez elle, on s'arreta et on se fixa. Elle soupira puis entra chez elle, me laissant comme un con devant son portail. Je m'assis par terre, le regard dans le vide.
PDV LEEN
J'étais entrée. A peine ai-je refermé la porte que je me laissais glisser le long du mur. Des larmes se mirent à couler le long de ma joue, pour finir s'écraser au sol. Je craquais pour de bon. J'en avais marre de rentrer le soir et d'être seule, de ne pas me confier, de n'avoir aucune nouvelle, de vivre avec tant de questions...Je pris mon sac se tenant à mes côtés et l'envoyais valser dans le couloir, il atterit sur un meuble et cassa un vase. J'avais envie de crier, d'exterioriser tous ce mal qui me ronge. Je fais mal à tous ceux qui m'entourent. J'entendis taper sur la porte. J'ouvris, malgrés mon état.
PDV TOM
Elle ouvrit. Je n'en revenais pas. En face de moi se tenait Leen, tremblante comme jamais, ses longs cheveux noirs enmélés, des larmes qui ne cessaient de couler, et ses yeux gris emplis de haine mélangé à de la peur. Sa peau était devenue blanche, comme la neige. Elle était vraiment mal. Elle s'approcha violemment de moi pour me faire sortir, je fermais la porte et la pris dans mes bras. Elle se débattait, m'infligeant des coups, assez fort je dois dire. Je la serrais de plus en plus.
Leen: -
hurlant entre deux sanglots-
Lache moi ! Je t'en supplie pars...Voyant que je ne cédais pas, elle se calmait petit à petit. Elle pleurait toujours, diminuant ses coups sur mon torse.
Leen: Desolé Tom...Je suis bonne qu'à faire souffrir les gens qui m'entourent...Elle arreta ses coups et nicha sa tête dans mon cou. Je sentais ses larmes sur ma peau. J'avais mal pour elle, je voulais qu'elle sourit. Je la conduit jusqu'à son canapé. Elle s'assit, se recroquevillant sur elle-même. Je m'assis à ses côtés.
PDV LEEN
Il était là, à mes côtés. Comment fait il?! Je me le demande. Il me fit un faible sourire. Ca faisait longtemps que je n'avais pas fait une telle crise. Mon coeur battait à mille à l'heure. Une fois sûre, que je fus réellement calmée, je décidais de casser ce silence.
Moi: Tom, je suis desolé pour tout à l'heure...
Tom: Ce n'est rien. Tu vas mieux?!
Moi: Oui...Je me demande comment vous faite pour me supporter.
Tom: -
il rigole-
C'est vrai que ce n'est pas facile, mais on essaye de se mettre à ta place...
Moi: Merci.
Tom: Avec toi, ma braguette s'ouvre pas, donc je me sens utile.On se mit à rire. Il a toujours le mot qui te fait rire quand ça va pas. A vrai dire, ça me redonne le moral.
Tom: Ah...Ben voilà, j'ai réussi à te faire sourire. T'es plus jolie comme ça...
Moi: -
rougissant un peu-
N'importe quoi...
Tom: Rougie pas.
Moi: Je rougie pas !
Tom: Mouais c'est ça...
Moi: -
en lui tirant la langue-
Nianiania.
Tom: T'es lunatique comme fille.
Moi: Oui je sais...Je fais ma crise puis je rigole. C'est mon défault, mais je tiens ça de ma mére, alors ça me convient...-
je souris à cette pensée-
Tom: Elle est où ta mére?!
Moi: Là où je ne peux plus la voir...On peut éviter le sujet?!
Tom: Excuse.
Moi: Tu savais pas. Bon je vais me doucher.
Tom: Ok, je t'attend.
Moi: Non, mais tu peux partir.
Tom: Ah...Ben merci !
Moi: Je rigole.Il sourit puis allume la télé. Je monte dans ma chambre et prend mon pyjama. Tant qu'à faire ! Je vais me doucher. Une douche froide, plus précisement, ça me donne un coup de pêche. Je sors de la douche, je met une serviette autour de mon corps et j'essore mes cheveux. J'entends le téléphone sonnait.
Moi: -
criant d'en haut-
Tom décroche.J'enfile mon pyjama. J'entend Tom taper à la porte. Je lui ouvre. Il a le téléphone en main.
Moi: C'est qui?!
Tom: Je sais pas. Important on m'a dit.
Moi: Passe.Il me passe le téléphone. Avant de répondre on va s'installer vite sur mon lit. Une fois installé, je me décide à répondre.
Moi: Allo?!
...: Allo, Leen?!
Moi: C'est bien elle, qui est à l'appareil?!
...: C'est moi...
Moi: Moi qui?!
...: C'est papa...Alors, la suite qui a mis du temps à venir...
J'en suis désolé, mais en ce moment, je suis un peu surchargée.
Les dernieres interros, les exams à la fin de l'année...
Et le comble, les problèmes avec tout le monde.
Je suis complétement pomée, j'ai besoin de savoir où j'en suis...
Même avec mes amis, c'est pour dire...
J'ai plus confiance, j'ai du mal à être de bonne humeur...
Le PDP qu'arrive et j'y vais pas =@
Merci les parents et le Brevet !
M'enfin, c'est ma vie, on s'en moque.
J'espère que ça vous plait. Dites moi tout.
Bien? pas bien?
Merci pour tous vous êtes superes !
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